Si les humains s’obstinent à fermer les yeux .....


« Si les humains s’obstinent à fermer les yeux sur le monde spirituel,
La véritable poésie, 
la véritable beauté quitteront la terre.
Et qu’est-ce qui les remplacera ?

On ne verra alors que des cimetières,
Des prisons et un immense parc zoologique,
Ou des animaux seront les gardiens d’autres animaux.
Et quels animaux !
Il n’y a d’art véritable que celui,
Qui puise son inspiration dans le monde de la lumière.
Avoir un haut idéal, le plus haut idéal,
Est le meilleur moyen d’entrer en contact,
Avec ce monde de la lumière.
Ce plus haut idéal est nécessairement inaccessible,
Mais nous avons besoin d’un but,
Qui se situe à l’infini.
Ainsi, sur la route que nous suivrons pour nous rapprocher de lui,
Des liens innombrables se tisseront entre nous et l’univers entier;
Et nous aurons l’éternité,
Pour passer par toutes les stations de l’abondance,
De la richesse, de la joie, de la lumière et du vrai savoir. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Texte proposé par Aron O’Raney.

Perdre La Dignité …..




Il arrive fréquemment dans la vie de tous les jours, que l’être humain perde sa Dignité.

La perte de cette Dignité intervient souvent, lorsque l’individu franchit le seuil, de ce qui est permis et autorisé par la morale ou les bonnes moeurs, et qu'il transgresse les Lois établies.

La Justice dans son rôle, intervient alors pour établir la réalité et la vérité des faits condamnables, et sanctionner ou punir le coupable, pour les délits, fautes, et actes commis, en infraction des Lois et des règlements publics.

L’homme dans la réalité du monde dans lequel nous vivons, n’est malheureusement, qu’un être des plus faillibles, il est enclin le plus souvent à faire le mal, plutôt qu’à prodiguer le bien.

Dans ce contexte pour bon nombre de personnes, la « Dignité humaine », ne semble pas être une notion parfaitement claire, et le commun des mortels, a souvent généralement tendance, à la confondre ou l’associer avec la fierté ou l’orgueil.

Pour parler simplement, la véritable Dignité de l’homme consiste à respecter tout ce que Dieu lui a donné, cela concerne le corps physique, mais également le coeur, l’intellect, l’âme, et l’esprit.

Cependant, la « Dignité » implique d’autres aspects importants, que nul n’est sensé ignorer. Il s’agit de la nature philosophique, et de l’aspect juridique, qui s’appliquent aussi à la compléter.

Ainsi, prise dans l’ensemble de ses acceptions, la « Dignité humaine » devient fondamentalement, le Droit inaliénable de chaque individu, au respect « inconditionnel » de sa personne.

L’application de ce « Droit » s’entend, quelle que soit la gravité des actes et des faits qui sont reprochés à l’être humain.

En outre, l’âge, le sexe, la santé physique et mentale, la religion, le rang social ou encore l’origine ethnique, ne sauraient constituer une quelconque exception à ce Droit, au respect de la personne.

Force est de constater dans la triste réalité du quotidien, que le Droit reconnu à la « Dignité », est sans cesse bafoué, le plus souvent sous de fallacieux prétextes, ou de faux arguments, avancés le plus souvent par des acteurs économiques.

Ainsi, les événements et les faits se succèdent jour après jour, infirmant le Droit élémentaire à la « Dignité », et démontrant à l’évidence, que les valeurs de notre société sont en constante régression, car celle-ci demeure encore et toujours, dans l’incapacité de protéger l’individu, dans son Droit au respect.

Rêve ou utopie ?

L’homme de ce siècle parviendra-t-il un jour, à stimuler suffisamment ses sens,
Pour appréhender la réalité, et comprendre enfin,
Que « l’Autre » c’est aussi « Lui ».




Aron O’Raney

Message Aux Egarés ......



Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.

Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant, ils ont eux aussi leur histoire.

Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation de l'esprit.

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux.

Il y a toujours plus grand et plus petit que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle, c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudents dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies.

Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux; et partout, la vie est remplie d'héroïsme.

Soyez-vous même. Surtout, n'affectez pas l'amitié.

Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.

Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.

De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.

Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles vous avez le droit d'être ici.

Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Prenez attention.

Tâchez d'être heureux.


Texte relevé dans une église de Baltimore (1692).




Proposé par Aron O'Raney.


Le Saint Et Le Brigand


Dans ma jeunesse, je rendis visite à un saint dans son bosquet silencieux qui se trouvait derrière les collines; alors que nous nous entretenions de la nature de la vertu, un brigand arriva en boitant péniblement sur la ligne de faîte.


Lorsqu’il atteignit le bosquet, il s’agenouilla devant le saint et dit :
« Ô Saint, je voudrais être consolé ! Mes péchés sont trop lourds. »
Et le saint répliqua : « Moi aussi, mes péchés sont trop lourds. »
Le brigand dit : « Mais je suis un voleur et un pillard. »
Et le saint répliqua : « Moi aussi, je suis un voleur et un pillard. »
Le brigand dit : « Mais je suis un assassin, et le sang de plusieurs hommes crie dans mes oreilles.»
Et le saint répliqua : « Moi aussi, je suis un assassin, et dans mes oreilles crie le sang de plusieurs hommes. »
Le brigand dit : « J’ai commis d’innombrables crimes. »
Et le Saint de répliquer : « Moi aussi j’ai commis des crimes sans nombre. »
Puis le brigand se releva et regarda le saint; il y avait un étrange regard dans ses yeux.
Et quand il nous quitta, il descendit la colline en sautillant.
Je me retournai vers le saint, disant : « Pourquoi t’accuses-tu de crimes non commis?
Ne vois-tu pas que cet homme est parti en ne croyant plus en toi? »
Et le saint répondit :
« Il est vrai qu’il ne croira plus en moi. Mais il est parti très consolé. »
À ce moment-là, nous entendîmes le brigand chanter très loin, et l’écho de sa chanson remplissait la vallée de joie.





Extrait de « Le Précurseur » Oeuvre de Khalil Gibran.


Texte proposé par Aron O'Raney.

Ici Et Maintenant



Toute pratique de méditation qui vise à transcender l’ego est centrée sur le moment présent. On n’a pas à se propulser dans la pratique, mais seulement à laisser être.
On aura naturellement une sensation d’espace et d’ouverture de la sagesse, ou nature essentielle du Bouddha, qui se fraye un chemin à travers la confusion.
Si nous sommes complètement conscients de notre être présent et de la situation qui nous environne, nous ne pouvons rien manquer. Il suffit simplement de laisser de l’espace.
On commence à réaliser que tous les faits et gestes de la vie quotidienne sont dotés de sens et de beauté ; on prend conscience de la dignité de chaque mouvement.
Lorsque l’on voit l’ici et maintenant du moment présent, il n’y a pas de place pour autre chose que l’ouverture et la paix."

"Beaucoup de personnes réagissent au Bouddhisme comme à une nouvelle religion de salut, qui pourrait leur permettre de traiter le monde comme on cueille des fleurs dans un beau jardin.
Mais si nous souhaitons cueillir les fleurs d’un arbre, nous devons préalablement en cultiver les racines et le tronc, ce qui signifie travailler avec nos peurs, frustrations, déceptions et irritations, c’est-à-dire sur tous les aspects pénibles de la vie.

Selon le Bouddhisme, il nous faut en premier lieu faire l’expérience de la vie telle qu’elle est. Percevoir la vérité de la souffrance, la réalité de l’insatisfaction.
Nous ne pouvons commencer par rêver, ce qui ne serait qu’une évasion provisoire. Nous exprimons notre volonté de réalisme par la pratique de la méditation.
Celle-ci ne consiste pas à essayer d’atteindre l’extase, la félicité ou la tranquillité, ni de tenter de s’améliorer. Elle consiste simplement à créer un espace où il est possible de déployer et de défaire nos jeux névrotiques, nos auto-illusions, nos peurs et nos espoirs cachés sans rien faire d’autre.

Dans la pratique, nous ne contrôlons pas l’esprit étroitement, pas plus que nous le laissons aller complètement. Si nous essayons de contrôler l’esprit, son énergie rebondira sur nous. Inversement, il deviendra sauvage et chaotique…
Les techniques visant à la prise de conscience du mouvement du corps et de la respiration se retrouvent dans toutes les écoles.
La pratique fondamentale consiste à être présent, ici et maintenant.
Nous devenons simplement conscients de notre état naturel…

Ainsi reconnaissons-nous ce que nous sommes, plutôt que d’échapper aux problèmes qui nous irritent.
La méditation ne devrait pas non plus servir à oublier notre engagement dans la vie sociale, familiale et professionnelle.
En fait, elle ne cesse de nous brancher sur notre vie quotidienne. Elle fait remonter nos névroses à la surface, plutôt que de les cacher au fond de notre esprit. Elle nous permet d’aborder notre vie comme quelque chose sur quoi il est possible de travailler…
Cette prise de conscience des émotions, des situations vitales et de l’espace ou sein duquel elles se déploient nous ouvrira peut-être à une conscience encore plus panoramique.
Une attitude compatissante et chaleureuse se développe alors. On s’accepte fondamentalement, non sans intelligence critique. On apprécie dans la vie la joie comme la peine.
Le rapport avec les émotions cesse de faire problème. Les émotions sont ce qu’elles sont, ni supprimées ni entretenues, mais simplement reconnues…

La méditation ne consiste pas seulement à s’asseoir seul, dans une posture particulière en prêtant attention à des processus élémentaires, elle réalise également une ouverture à l’environnement au cœur duquel ces processus prennent place.
L’environnement devient un rappel, il ne cesse de nous envoyer des messages, de nous donner des enseignements et de nous fournir des aperçus…
Notre pratique commence par un cheminement le long de l’étroit sentier de la simplicité, avant que nous soyons à même de marcher sur la grand-route ouverte de l’action compatissante, puis des enseignements tantriques.

Aussi avant de nous occuper du ciel, occupons-nous de la terre et travaillons sur nos névroses fondamentales.
L’approche bouddhiste toute entière consiste à développer le bon sens transcendantal, la vision des choses telles qu’elles sont, sans magnifier ce qui est, ni rêver sur ce que nous voudrions être…"

Chogyam Trungpa -
Publié le 21 juin 2005, par Lama Namgyal

Texte Proposé par Aron O’Raney

Les Pensées Déterminent La Façon d'Être...



Les Pensées Déterminent La Façon d’être de Chacun

Nous pensons parfois,
Que nous faisons suffisamment d’efforts
Pour nous corriger et nous transformer,
Sans y parvenir.

Cependant, les changements intérieurs,
Sont longtemps imperceptibles,
Car ils s’opèrent graduellement,
à dose infinitésimale.

Alors toi l’apprenti,
Prends courage et persévère,
Ta volonté sera nécessairement récompensée.
Laisse le temps au temps.

Maintiens les bonnes pensées,
Présentes à l’esprit,
Elles finiront par s’y établir
durablement.

Si tu n’agis pas maintenant,
En accord avec tes pensées vertueuses,
Persiste malgré tout,
Dans la bonne attitude mentale;
Pour éradiquer,
Les ultimes résistances en toi,
Et agir enfin,
Comme l’esprit te le dicte.
Toute prière est un jour exaucée.
Beaucoup laissent les idées foisonner en eux,
À travers les pensées désordonnées.

Les pensées anarchiques ou immorales,
Engendrent immanquablement,
Une conduite anarchique ou immorale.

À l’inverse,
Les pensées vertueuses,
Provoquent aussi inévitablement,
Une attitude Bonne et Rayonnante.




Aron O'Raney

Pour Tenter d'Apprivoiser La Sagesse




« Ô mon ami, considère les désirs de ton âme et vois quel est leur statut au regard de la Loi.
Si celle-ci te prescrit de les accomplir, alors accomplis-les.
Si en revanche elle te prescrit de n'en rien faire, alors renonce.
Si néanmoins, après t'être interrogé et avoir constaté que, du point de vue légal, il faut t'abstenir,
Si donc ton désir l'emporte et que tu passes outre,
Je suis convaincu que sur ce point tu es en tort mais que, cependant,
Tu seras récompensé pour différentes raisons :
Parce que tu t'es interrogé sur le statut légal en la matière avant d'accomplir ton acte,
parce que ta croyance en la Loi, a été assez forte pour que tu te demandes,
Quelle est sa position sur cette question;
Parce que tu as eu la conviction, après avoir su que la chose était interdite,
Qu’il fallait la rejeter:
Parce que tu t'es appuyé sur le fait qu'Allah est Pardonnant et très Miséricordieux,
Qu’il efface les péchés et pardonne les offenses,
Et, que tu as donc eu en l’occurrence, une bonne opinion de Dieu;
Et, aussi parce que tu n'avais pas pour but, de transgresser les interdits divins :
Enfin parce que tu étais convaincu d’avance,
De ce que te fixaient la prédestination et le décret divin,
Quant à l'accomplissement de cette affaire,
Comme c'était également le cas dans l'histoire d'Ève avec Adam.
Telles sont les nombreuses raisons, pour lesquelles tu seras récompensé,
En dépit de ta désobéissance, car tu n'es coupable que d'un seul point de vue :
Avoir accompli cet acte qui n'était qu'un désir de l'âme.
À ses différentes raisons s'ajoute encore,
Le fait que cet acte t'a affligé,
Car, ainsi que le dit l'Envoyé de Dieu
"le croyant, c'est celui que sa bonne action réjouit, et qu'afflige sa mauvaise action..." »
Profession de foi
« Celui qui marchait dans les ténèbres des nuits, observa les étoiles et alluma la lampe.
Jusqu'au moment où, la pleine lune dirigeant sa lumière, il délaissa les étoiles,
Et attendit d'être au matin.
Jusqu'au moment où, l'obscurité s'étant entièrement dissipée,
Et ayant vu l'aurore briller à l'horizon.
II délaissa les lampes, toutes les étoiles et la pleine lune, et guetta la lumière éclatante. »
Ibn ‘Arabi.
Profession de foi
Extraits de Le livre des sagesses d’Orient par Gilbert Sinoué.
Texte proposé par Aron O’Raney.

Templiers Et Francs-Maçons, La Piste Écossaise




La Franc-Maconnerie est elle l’héritière des Templiers ?


Pourchassés par Philippe le Bel, les chevaliers se sont-ils réfugiés en Ecosse. Hypothèse historique
De nombreux historiens ont développé des théories basées sur un long et complexe travail de recherche et la collecte de témoignages concernant un éventuel lien entre l’ordre des Templiers et les Francs-Maçons.

La version la plus connue de cette hypothèse historique voit les Templiers se réfugier en Ecosse à l’aube du XIVe siècle, pour échapper aux persécutions dont ils étaient les victimes.

Ils se seraient par la suite fondus au sein de la population locale, tout en transmettant aux générations suivantes les secrets du Temple. Secrets qui auraient fini par trouver une résurgence sous un ordre nouveau, celui de la Franc-Maçonnerie, qui nait justement autour de 1599, à Edimbourg… en Ecosse.

Lien entre Templiers et Francs-maçons : une hypothèse qui repose sur des faits avérés

Pour étayer cette thèse, il est tout d’abord intéressant de s’attarder sur les faits historiques.

L’ordre des Templiers, qui avait la particularité d’être composé de moines chevaliers, avait été fondé en 1129, afin d’assurer la protection des pèlerins qui se rendaient en terre sainte et aussi de guerroyer face aux infidèles, lors des croisades et de la reconquête de Jérusalem.

Les Templiers étaient soutenus de manière considérable par l’Eglise et la plupart des grands royaumes chrétiens d’Occident, qui financèrent les campagnes templières, ainsi que leur fonctionnement en général.

Cela permit à l’ordre de s’implanter au sein de monastères appelés commanderies, à la fois en terre sainte et en Europe.

Un ordre riche et puissant, mais jalousé.


Les templiers jouissaient d’une excellente réputation et devinrent peu à peu très puissants, à la fois financièrement et politiquement. 

Comme ils avaient en charge de conserver la fortune de certains souverains ou seigneurs, ils agissaient comme des banques de l’époque. En outre, ils bénéficiaient de nombreux privilèges et passes droits commerciaux qui confortaient leur richesse.
Durant près d’un siècle et demi, l’ordre des Templiers fut ainsi considéré comme l’une, voir la plus puissante, des institutions de l’époque. Au point de sembler aussi solidement enraciné que l’église chrétienne.

Cependant le vent tourna à la fin du XIIIe siècle, avec la perte définitive de la Terre Sainte en 1291. La légitimité de l’ordre était ainsi remise en cause, car son utilité première, à savoir combattre les infidèles au Moyen-Orient, n’avait plus cours. Peu à peu leur statut s’effrita, et un autre événement finit par définitivement sceller leur sort.

Les ambitions du roi de France, Philippe IV le Bel

A l’époque le Roi de France, Philippe IV dit le Bel avait une ambition démesurée pour son royaume : il voulait en faire le plus puissant d’Europe.

Le problème c’est qu’il manquait cruellement d’argent, le financement des croisades ayant vidé les caisses.

Une situation qui contrastait avec l’immense richesse accumulée par les Templiers. Tant d’argent nourrissait donc beaucoup de convoitises, notamment celle de Philippe.

Cependant le Temple bénéficiait encore de la protection du pape et de l’Eglise.

Pour arriver plus facilement à ses fins, le roi de France fit assassiner le pape de l’époque, Boniface VIII avec lequel il était en conflit, ainsi que son successeur Benoit XI.

Il favorisa par la suite l’accession d’un évêque Français, Clément V, au titre de Pape (il déplaça par la suite le Saint-Siège de Rome à Avignon). Une fois l’Eglise mise dans sa poche Philippe, disposait d’une liberté d’action dont il ne se priva pas.

Cependant il ne pouvait agir sans raison contre l’Ordre, car cela aurait pu générer l’intervention d’autres Etats se positionnant en défense du Temple.
Il réussit enfin à trouver une ouverture avec le témoignage d’un ancien Templier, Guillaume de Nogaret qui, en 1305, lui avoua des pratiques obscènes à effectuer lors des rites d’entrées dans l’ordre.

Il n’en fallut pas plus au Roi de France pour faire enfler ce témoignage en preuves accablantes envers les Templiers qui furent bientôt accusés d’hérésie et d’homosexualité entre autres, faits plus que condamnables pour l’époque.

La destruction de l’ordre

Philippe savait aussi que pour réussir son attaque contre le Temple, composé de chevaliers plus qu’aguerris au combat, il fallait agir rapidement et coordonner ses actions.

Ainsi il donna l’ordre à tous les Sénéchaux et Baillis du Royaume de procéder à l’arrestation de tous les Templiers au cours de la journée du vendredi 13 octobre 1307.
La plupart des Templiers se rendirent bizarrement sans combattre, quelques-uns s’enfuirent, mais nous y reviendrons.

Il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de templiers qui furent arrêtés ce jour-là, mais on l’estime à peu près à 400 sur les 600 chevaliers présents en France à l’époque. D’autres furent capturés les jours suivants.

Cependant l’absence de réaction des Templiers lors de cette journée d’arrestation au-delà de l’effet de surprise réel, est trop incompréhensible pour ne pas susciter d’interrogations.


Il semblerait que les Templiers avaient anticipé depuis quelque temps le complot qui se tramait contre eux, et, qu’ils avaient du coup, agis en conséquence.
Pour de nombreux historiens même si les Templiers avaient sans doute un espoir de voir une issue favorable à toute cette histoire, ce qui expliquerait en partie qu’ils aient accepté de se faire arrêter sans se défendre, il est plus que plausible qu’ils aient par mesure de précaution organisés la sauvegarde de certains éléments d’une haute importance pour eux.

Qu’il s’agisse du supposé trésor légendaire, ou de codes et lois précises et inhérentes à leur ordre, ou plus généralement à des secrets d’ordre ésotérique, politique, religieux ou autres.

La flotte des Templiers disparaît

L’élément le plus troublant qui pourrait corroborer cette thèse est la disparition inexplicable de la flotte des Templiers quelque temps avant que débutent les arrestations.

A cette époque les Templiers possédaient un nombre considérable de bateaux et autres navires qui représentaient une des plus importantes et plus puissantes flottes d’Europe.

Suite aux arrestations et persécutions qui eurent lieu par la suite, il n’y a jamais eu d’explications concernant ce fait. Aucun document en France à cette époque ne mentionne le cas de la flotte des Templiers, tout comme aucun registre en Europe ne fait état d’une arrivée massive de navires Templiers cherchant à fuir le royaume de France.

D’autant plus que ce choix aurait été vain, car les arrestations ne se limitèrent pas à la France, mais se propagèrent à toute l’Europe.

Trois hypothèses subsistent alors, si l’on considère le fait qu’une partie des Templiers a pris la mer emportant avec eux certains biens ou documents primordiaux à leurs yeux.

— Première hypothèse : les Templiers se sont installés en Terre Sainte, là où ils possédaient anciennement bon nombre de commanderies. On sait de source sûre que certains chevaliers, dont le nombre est toutefois très réduit, ont effectué ce choix, prenant même des patronymes arabes.

Cependant il est quasiment impossible qu’une arrivée aussi massive n’ait engendré aucune mention dans les textes arabes de l’époque.

Car si tel avait été le cas une information de ce type aurait été un formidable outil de propagande et représenté un tel camouflet contre les chrétiens qu’on imagine mal les Arabes et autres Sarrasins ne pas l’utiliser.


— Seconde hypothèse : ce groupe de Templiers a trouvé refuge en Scandinavie et particulièrement en Norvège, aux confins de l’Europe et au sein d’un territoire qui n’était pas sous la coupe du Pape ou du Roi de France.

Mais cette hypothèse même si elle ne peut être repoussé en bloc, paraît peu crédible toutefois, car à cette époque la population scandinave était infime et les Templiers ne possédaient aucune connexion, ni aucun endroit leur appartenant pour pouvoir s’y implanter rapidement.

— Dernière possibilité, retenue par un grand nombre d’historiens : les Templiers restants se sont installés en Ecosse.


L’Ecosse, terre d’asile ?

Au regard des preuves et du contexte de l’époque la piste écossaise est incontestablement la plus crédible.

Tout d’abord l’Ecosse est le seul pays de l’époque ou les persécutions envers les Templiers n’eurent pas lieu. Plus généralement tous les pays de l’actuel Royaume Uni (Angleterre, Irlande, Pays de Galles) ne montrèrent clairement pas la même ardeur que la France à agir envers les Templiers.

Pour le dirigeant de ces contrées, les accusations formulées contre l’Ordre n’étaient pas vraiment fondées. Cependant, la pression du Pape et de Philippe le Bel eut raison du Roi anglais Edouard II qui finit par prendre les mesures nécessaires envers le Temple, non sans rechigner.

Mais le pouvoir d’Edouard ne s’étendait pas sur l’Ecosse qui était à cette époque en plein processus d’indépendance, entamé par William Wallace à la fin du XIIIe siècle et poursuivi par Robert Le Bruce, fraîchement couronné Roi d’Ecosse en 1306.

Il en va de même pour le Pape qui n’avait plus d’autorité en Ecosse après avoir excommunié Le Bruce quelque temps auparavant.

Seule la relation entre Robert Le Bruce et Philippe Le Bel peut faire émettre quelques réserves :

À cette époque les relations franco-écossaises étaient particulièrement étroites et même scellées par l’Auld Alliance.
Toujours est-il que l’Ecosse pouvait apparaître comme le territoire parfait pour les Templiers en vue de s’établir sans être poursuivis.

Encore fallait-il y arriver en Ecosse et surtout de la manière la plus discrète possible.

Par la route ? Impossible, car les hommes de Philippe quadrillaient tout le territoire et, hormis pour un ou deux chevaliers isolés, cette hypothèse ne peut être validée.
L’autre solution est donc une fuite par la mer, ce qui expliquerait donc la disparition de la flotte de l’Ordre.
Néanmoins, même par la mer, il n’existait alors qu’un chemin pour atteindre l’Ecosse :

Il fallait remonter par la côte ouest de l’Irlande, car la côte est était contrôlée par les navires et troupes anglaises. Ce qui explique, là encore, qu’il y ait si peu de documents faisant état de cette traversée des Templiers.

Une fois débarqués en Ecosse, les Templiers étaient ainsi en sécurité, à l’abri des persécutions orchestrées par Philippe Le Bel et soutenues par le Pape Clément V.

Celles-ci s’achevèrent par la dissolution de l’Ordre, lors du Concile de Vienne en 1312, puis par l’exécution du Grand maître, Jacques de Molay et d’un autre templier, Geoffroy de Charnay, brulés vifs sur l’Ile aux Juifs, à Paris, en 1314.

La même année, deux mois après ces exécutions, eu lieu en Ecosse une des plus grandes batailles livrées sur le sol britannique, qui permit aux Ecossais dirigés par Robert Le Bruce d’acquérir pour plusieurs siècles leur indépendance.


Auteur : Vincent Bréquigny
nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/
Billet proposé par Aron O’Raney

Qu'en Est-Il De L'interprétation Des Rêves ?





Et si les rêves avaient une explication claire et plausible ?

Une hypothèse pas si saugrenue puisqu’ils semblent être l’expression de notre inconscient.

À vrai dire, de nombreux scientifiques, mais aussi les religions se sont essayés à cette interprétation.

Explication des rêves :

la limite de l'interprétation collective

Tous les dictionnaires et sites d’interprétation des rêves que l’on trouve sur le marché sont considérés comme ineptes d’un point de vue scientifique !

Il est impossible de fournir une explication commune à des rêves individuels : leur signification, si elle existe, ne peut être que très personnelle.

Par exemple, lorsqu’on rêve de la mort, toutes les interprétations sont diverses et extrêmement variées.

Selon que l’on voit la mort ou que l’on parle avec des morts au sein du rêve, il est apparemment possible d’y voir soit de la chance et de la joie, soit un deuil ou un danger.

Il en est de même lorsqu’une personne aperçoit un agneau dans son rêve. Dans la symbolique chrétienne, il représente Jésus-Christ.

Or, si l’on se réfère à ce que peuvent proposer les livres d’interprétations des rêves, l’agneau perdu évoque la femme pieuse, se voir porter un agneau sur le dos est signe de bonheur alors qu’en tuer un plongerait le rêveur dans les abymes de la miséricorde.

On peut aisément y voir une influence toute religieuse dans cette interprétation.

Et si l’agneau ne décrivait pas Jésus-Christ, en aurait-il été autrement ?

De plus, selon la journée qu’une personne vient de passer, la situation dans laquelle elle se trouve et si elle croit aux interprétations, celle-ci peut donner un symbolisme absolument personnel à ses songes.

Freud et l'interprétation des rêves

Le neurologue et psychanalyste Sigmund Freud est certainement le scientifique le plus connu en termes d’interprétation des rêves. Il est notamment l’auteur du célèbre ouvrage De l’interprétation des rêves, qui a révolutionné le monde de la psychologie au début du XXe siècle.


Sigmund Freud

Selon lui, le rêve constitue la possibilité pour tout individu d’accomplir un désir refoulé. Il y voit d’ailleurs le plus souvent un sens sexuel caché, qui se rapporte à la sexualité infantile.

D’où l’intérêt de ne pas raconter tous ses rêves au petit déjeuner.

Le commun des mortels n’y verra sans doute rien à redire, mais un bon psychanalyste, qui connaît le narrateur, pourra y voir un sens tout autre que celui qui vient à l’esprit au premier abord.

Ainsi, les Freudiens interprètent le rêve selon la vie passée du rêveur et non selon un hypothétique avenir ou pour démêler une situation actuelle.

Carl Jung et la signification des rêves

Autre grand théoricien du rêve, Carl Jung y voit une signification plus immédiate. Selon lui, mais aussi bon nombre de scientifiques du rêve, celui-ci est avant tout l’expression de notre état psychique inconscient : ainsi, il permettrait à l’inconscient de communiquer son ressenti à la conscience.


Carl Jung

On comprend donc qu’il s'agit plutôt d’une histoire d’émotions que d’interprétation claire et précise.

Mais si l’on part du principe que notre inconscient est là pour nous protéger, on peut tenter d’interpréter le contenu de ses rêves en ce sens : met-il en garde contre certaines situations ou personnes ?

Incite-t-il au contraire à plutôt prendre telle ou telle direction ?

Les religions, les cultures et les rêves

Bon nombre de religions se sont également intéressées au rêve et certaines y accordent même une importance capitale.

Certaines cultures ancestrales, comme les Aborigènes d’Australie, lui confèrent même un caractère sacré. Les rêves sont racontés, dessinés et interprétés en groupe.

Aucune décision importante n’est prise tant que le rêve n’a pas fourni sa réponse.

Bien sûr, aucune expérience scientifique n’est venue confirmer le bienfondé de cette technique, mais il est intéressant de constater que les rêves sont souvent considérés comme primordiaux dans beaucoup de cultures et de religions anciennes.

Le rêve fascine et suscite la controverse, notamment dans son interprétation.

Beaucoup de religions et divers courants ésotériques ont tenté d’en comprendre la signification, mais la science humaine, elle, n’offre que des théories, sans réponse ferme quant à l’interprétation des songes.



Source : Futura Sciences — 2 janvier 2012
Extraits de : « Rêver : le monde fascinant des rêves »



Billet proposé par Aron O’Raney

Le Sage Et Les Hommes





XXVII


Celui qui sait marcher dans le Tao
ne laisse pas de traces ;

celui qui sait parler
ne commet point de fautes ;

celui qui sait compter
ne se sert point d’instruments de calcul ;

celui qui sait fermer quelque chose
ne se sert point de verrou,

Et il est impossible de l’ouvrir ;

celui qui sait lier quelque chose
ne se sert point de cordes,

Et il est impossible de le délier.


De là vient que le Sage
excelle constamment à sauver les hommes ;

c’est pourquoi il n’abandonne pas les hommes.


Il excelle constamment à sauver les êtres ;
c’est pourquoi il n’abandonne pas les êtres.

Cela s’appelle être doublement éclairé.


C’est pourquoi l’homme vertueux
est le maître de celui qui n’est pas vertueux.

L’homme qui n’est pas vertueux
est le secours de l’homme vertueux.

Si l’un n’estime pas son maître,
Si l’autre n’affectionne pas
Celui qui est son secours,

Quand on leur accorderait
Une grande prudence,
ils sont plongés dans l’aveuglement.


Voilà ce qu’il y a de plus important
et de plus subtil !




La Voie Du Tao, Livre I — XXVII – 31
Texte Proposé par Aron O’Raney

Errance





L’arbre prend son essor
et boit sa terre sans crainte
ni reproche...

L’oiseau s'élance
et respire son ciel
avec délice et ivresse...

Et toi,
misérable dans ta terreur sans nom,
Pitoyable dans ta peur sans objet,

Toi errant dans ton espace
d'ignorance sans fin,

Tu divagues,
délires et exultes,

Et fais de ton corps
la demeure de l'univers.

Ligne épurée que pénètrent
en son inclination naturelle
vents, marées, tempêtes
et silences brusques,

Qu’aussitôt violent
sans scrupule
le bruit et le désordre.

Voici venue la nuit où,
Dans la complicité
du souffle des vivants,

Renaissent
les espoirs bannis hier.

Mostafa Benhamza - Août 1997 -
Texte Proposé par Aron O’Raney