Au long des ornières que dessert le destin
Ils cueillaient tendrement
Ils cueillaient tendrement
la clarté du matin
Pour en tresser des couronnes sombres
A offrir aux morts
A offrir aux morts
couchés dans l'ombre.
De leurs doigts gantés de lumière
Ils puisaient au ciel
Ils puisaient au ciel
ses rivières
Qu'ils déversaient en trombes sauvages
Sur les déserts où paissent
les mirages.
En marge du souffle brûlant des désirs
Au-delà de mémoires vagues
Au-delà de mémoires vagues
en délire
Ces silhouettes blanches
en contre-jour de vies ternes
Déversaient la clarté du matin
au creux des cavernes.
Mostafa Benhamza
Texte Proposé par Aron O’Raney
